• Daniel Balavoine "Partir avant les miens"
    Paroles et Musique: Daniel Balavoine 1983 "Loin des yeux de l'occident"


    Petite foule danse

    Autour d'un corps s'endormant

    Douceur immense

    Pour le départ d'un parent

    Calmement

    Peint aux couleurs de l'artifice

    Des bleus lisses et roses et blancs

    Et lentement

    Visages tendres sur l'herbe glissent

    Se sourient en chuchotant

    Et sans le moindre tourment

    Ils fêtent mon enterrement


    Cendres folles et s'envolent

    Sous les yeux pâles et contents

    Et s'unissent aux lucioles

    Pour vivre un dernier instant

    Et à jamais

    Restent en suspens


    Et j'ai souvent souhaité

    Partir avant les miens

    Pour ne pas hériter

    De leur flamme qui s'éteint

    Et m'en aller

    En gardant le sentiment

    Qu'ils vivront éternellement

    Et simplement

    Qu'ils fassent que la nuit soit claire

    Comme aux feux de la Saint-Jean

    Que leurs yeux soient grands ouverts

    Pour fêter mon enterrement


    Père et mère, sœurs et frères

    Je vous aime puissamment

    N'adresser aucune prière

    Où que j'aille je vous attends

    La poussière

    Vit hors du temps


    Il faut rester à la lumière

    Dansez, buvez en me berçant

    Que je vous aime en m'endormant


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  • Paroles de la Chanson : Ma liberté de penser

    Quitte à tout prendre prenez mes gosses et la télé
    Ma brosse à dent mon revolver la voiture ça c'est déjà fait
    Avec les interdits bancaires prenez ma femme, le canapé
    Le micro onde, le frigidaire
    Et même jusqu'à ma vie privée
    De toute façon à découvert
    Je peux bien vendre mon âme au diable
    Avec lui on peut s'arranger
    Puisque ici tout est négociable, mais vous n'aurez pas
    Ma liberté de penser


    Prenez mon lit, les disques d'or, ma bonne humeur
    Les petites cuillères, tout ce qu'à vos yeux a de la valeur
    Et dont je n'ai plus rien à faire, quitte à tout prendre n'oubliez pas
    Le shit planqué sous l'étagère
    Tout ce qui est beau et compte pour moi
    J' préfère que ça parte à l'Abbé Pierre
    J' peux donner mon corps à la science
    S' il y'a quelque chose à prélever
    Et que ça vous donne bonne conscience, mais vous n'aurez pas
    Ma liberté de penser
    Ma liberté de penser

    J' peux vider mes poches sur la table
    Ca fait longtemps qu'elles sont trouées
    Baisser mon froc j'en suis capable, mais vous n'aurez pas
    Ma liberté de penser

    Quitte à tout prendre et tout solder
    Pour que vos petites affaires s'arrangent
    J' prends juste mon pyjama rayé
    Et je vous fais cadeau des oranges
    Vous pouvez même bien tout garder
    J'emporterai rien en enfer
    Quitte à tout prendre j' préfère y' aller
    Si le paradis vous est offert
    Je peux bien vendre mon âme au diable
    Avec lui on peut s'arranger
    Puisque ici tout est négociable, mais vous n'aurez pas
    Non vous n'aurez pas
    Ma liberté de penser
    Ma liberté de penser


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  • Jacques Brel   
    J'en appelle
     
    Paroles et Musique: Jacques Brel   1957

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    J'en appelle aux maisons
    Écrasées de lumière
    J'en appelle aux amours
    Que chantent les rivières
    A l'éclatement bleu
    Des matins de printemps
    A la force jolie des filles
    Qui ont vingt ans
    A la fraicheur certaine
    D'un vieux puit de désert
    A l'étoile qu'attend
    Le vieil homme qui se perd
    Pour que monte de nous
    Et plus fort qu'un désir
    Le désir incroyable
    De se vouloir construire
    En se désirant faible
    Et plutôt qu'orgueilleux
    En se désirant lâche
    Plutôt que monstrueux

    J'en appelle à ton rire
    Que tu croques au soleil
    J'en appelle à ton cri
    À nul autre pareil
    Au silence joyeux
    Qui parle doucement
    A ces mots que l'on dit
    Rien qu'en se regardant
    A la pesante main
    De notre amour sincère
    A nos vingt ans trouvés
    À tout ce qu'ils espèrent
    Pour que monte de nous
    Et plus fort qu'un désir
    Le désir incroyable
    De se vouloir construire
    En préférant plutôt
    Que la gloire inutile
    Et le bonheur profond
    Et puis la joie tranquille

    J'en appelle aux maisons
    Écrasées de lumière
    J'en appelle à ton cri
    À nul autre pareil


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